Soutien aux salarié-e-s de Fralib (Thé de l’Éléphant)

__J’ai déposé deux questions écrites au sujet du devenir de l’usine Fralib (Thé de l’Éléphant) et de ses 182 salarié-e-s.__ Comme précisé dans le communiqué envoyé à la presse dans la foulée, cette entreprise, société propriétaire de la marque « Thé de l’Éléphant », appartient au groupe international Unilever. Ses salarié-e-s luttent depuis près d’un an contre la délocalisation de l’activité du site de Gemenos (Bouche-du-Rhône) implanté depuis 120 ans et pour le maintien de l’emploi.

Or, depuis le 31 août, les salarié-e-s reçoivent leur lettre de licenciement. Depuis le 2 septembre, ils occupent l’usine, tandis que le mardi 6 septembre, trois syndicalistes sont convoqués au tribunal de Nanterre, pour le motif « d’atteinte à l’honneur d’Unilever ».

J’ai donc déposé
* une question écrite au ministre de l’Économie, des finances et de l’industrie au sujet de la perte de savoir-faire industriel que représente la fermeture de ce site,
* une question écrite au ministre du Travail, de l’emploi et de la santé quant aux conséquences sociales du refus de mettre en œuvre le projet de reprise sous forme de coopérative réclamé par les salarié-e-s.

__Solidaire des salariés de Fralib en lutte, je demande instamment aux ministres de prendre en considération le projet alternatif de reprise en coopérative dont la viabilité économique a été établie par le comité d’entreprise.__

Voici le texte des questions (avec le formalisme propre à ce mode d’interpellation officielle)

Publié le
Catégorisé comme Archives

Recadrons le débat sur la dette et le déficit

Dette, déficit et « règle d’or » ont animé le feuilleton de l’été. Nicolas Sarkozy a pris la pose du sauveur aux côtés d’Angela Merkel, en prétendant que la politique d’austérité qu’ils veulent imposer à toute l’Europe serait la solution face au grave danger de l’endettement. François Hollande l’a rejoint sur l’objectif de ramener le déficit budgétaire… Poursuivre la lecture Recadrons le débat sur la dette et le déficit

Publié le
Catégorisé comme Archives

Le Medef l’a imaginé, Sarkozy l’a fait

En 2004, le Medef a publié ses « 44 propositions pour moderniser le Code du travail ». Par « moderniser », il fallait entendre « casser ». Depuis ma place privilégiée de membre de la commission des Affaires sociales à l’Assemblée, j’ai vu les gouvernements de droite successifs et leurs majorités parlementaires appliquer méthodiquement ce programme de régression sociale, étape par… Poursuivre la lecture Le Medef l’a imaginé, Sarkozy l’a fait

Publié le
Catégorisé comme Archives

Pause estivale pour recomposition de la force de militantisme

Enfin, j’ai quitté la grisaille parisienne pour le soleil du sud. J’ai la chance d’avoir cette possibilité mais j’avoue qu’après une année bien remplie et des mois de juin et juillet particulièrement pluvieux et froid, j’aspire à une seule chose : pouvoir buller et profiter du soleil.

Ce billet se contente donc de quelques points d’actualité et d’un sujet qui me tient à coeur, le Chili, et vous comprendrez en lisant pourquoi j’en parle aujourd’hui.

Publié le
Catégorisé comme Archives

Non à la soumission aux marchés financiers, les peuples ne doivent pas payer la crise !

Comme je vous le disais dans le billet précédent, le vote sur « la règle d’or » a donc eu lieu au parlement.
En effet, pour Sarkozy, digne représentant des intérêts de l’Europe libérale, il fallait au plus vite rassurer les marchés et obéir aux diktats de la Commission européenne. Il n’était donc pas question que le Parlement termine ses travaux annuels sans que soit voté le projet de révision de la Constitution cherchant à inscrire dans le texte fondamental de la République française le principe d’équilibre budgétaire, qu’il faut traduire du langage UMP par « poursuite des cadeaux fiscaux aux plus riches et réduction drastique de toutes les dépenses publiques. »

Maintenant, pour que cette modification soit ratifiée, il faut que Nicolas Sarkozy convoque le Parlement en congrès à Versailles. Mais il n’est pas sûr d’obtenir la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés nécessaires à la ratification. En effet, la droite n’a pas cette majorité à elle seule si l’ensemble des parlementaires se réclamant de l’opposition vont à Versailles et votent contre.

Si Sarkozy convoque le congrès, pas un parlementaire de gauche ne doit être absent, tous doivent voter contre.

Plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques ont décidé de lancer un appel commun pour appeler à rejeter cette constitutionnalisation de l’austérité.

Le Parti de Gauche est signataire de cet appel, faites-le circuler, faites le connaître, tout doit être fait pour empêcher ce vote.

On a déjà vu les conséquences de cette politique avec la RGPP depuis 2007, la diminution de nombreux budgets et plus brutalement encore ces dernières semaines la réduction massive des moyens de l’hébergement d’urgence.

Vous pouvez télécharger l’appel [ici|/public/Texte/11.07.17-appel_contre_constitutionn__rigueur_budgetaire.pdf|fr], ou le lire ci-dessous.

Publié le
Catégorisé comme Archives