Lors de rencontres avec des retraités ou leur famille, en circonscription, je me suis étonnée du faible montant de leurs revenus. En effet, ces personnes ne percevaient pas l’intégralité de ce qu’elles auraient dû percevoir. Elles n’avaient tout simplement pas été informées de leurs droits, et n’avaient donc pas pu déposer les demandes nécessaires.
La loi prévoit des minima de revenus, qu’il est commun d’appeler « minimum vieillesse », pour les personnes âgées de plus de 65 ans, selon qu’elles sont seules ou en couple. Ces minima peuvent être atteints par le montant des pensions de retraite de base et complémentaire, ou, si ces pensions ne suffisent pas, grâce à un complément de revenus versé à cet effet.
Donc dans un couple, si seul le mari a travaillé et perçoit une pension de retraite, d’un montant inférieur au plafond de ressources minimum prévu par la loi, le couple a le droit à un complément de revenu.
Pour obtenir ce complément, les retraités disposant de faibles revenus doivent effectuer des démarches auprès des services sociaux. Les documents émanant des caisses de retraite devraient donc mentionner : » »faites vérifier auprès de votre centre d’action sociale si vous pouvez bénéficier de l’allocation de solidarité avec les personnes âgées » », dès lors que le montant de la retraite est inférieur au minimum y ouvrant droit. Mais cette mesure de bon sens, maintes fois réclamée, n’est toujours pas mise en œuvre : les économies sur les budgets sociaux se font aussi en maintenant les gens dans l’ignorance de leurs droits !
Voici quelques éléments d’information à partager.