Tenir des propos antisémites ne relève pas de la liberté d’expression, c’est un délit !

La conception de la démocratie républicaine ne peut être que tout propos est digne de débat. Tenir des propos racistes, antisémites, homophobes ou sexistes ne peut être accepté au nom d’une conception désincarnée de la liberté d’expression. De tels propos relèvent d’une construction intellectuelle consistant à classer les êtres humains en fonction de leur couleur de peau, de leur religion réelle ou supposée, de leur genre ou de leur orientation sexuelle. Il s’agit donc bien de rejeter de tels présupposés car le Parti de Gauche défend le principe que tous les êtres humains sont égaux en droits. En conséquence, pour nous le racisme et l’antisémitisme ne sont pas des opinions dont on pourrait rire dans des spectacles humoristiques ou débattre entre intellectuels de bonne compagnie. Ce sont des délits punis par la loi dans notre pays, lois que nous soutenons totalement.

Est-il besoin de rappeler que l’antisémitisme au cours des siècles a conduit à de nombreux massacres y compris dans les siècles récents sous forme de pogrom et jusqu’à la volonté d’exterminer les juifs portés par Hitler et les nazis. On aurait pu espérer que cette terrible histoire aurait porté un coup final à l’antisémitisme, malheureusement il n’en est rien et on peut encore mourir, y compris en France, parce que juif (Ilan Halimi, les enfants et le directeur de l’école Otzar Hatorah à Toulouse). Bien évidemment tous les antisémites et tous les racistes ne défendent pas forcément la théorie de la supériorité de la « race » blanche. Beaucoup sont racistes parce qu’ils cherchent un bouc émissaire à leurs difficultés au quotidien. Et le bouc émissaire changera selon les périodes et les lieux.

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Renforcer un Front de Gauche autonome tout au long de 2014

A la demande de l’Humanité Dimanche, ci-dessous le texte que j’ai écrit sur les défis de 2014 et qui est paru le 2 janvier 2014.
Ce texte n’épuise évidemment pas la question mais était contraint par la taille demandée. Outre les défis indiqués dans cet article, il y en a bien d’autres comme la mobilisation contre la TVA, contre le Grand Marché Transatlantique, contre la poursuite de l’extension du travail du dimanche (j’y reviendrai), en solidarité avec les travailleurs en lutte contre les licenciements et les fermetures d’entreprises sans oublier les 5 de Roanne contre lesquels s’acharnent la justice et la manifestation à Nantes le 22 février contre la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes que ce gouvernement s’obstine à vouloir construire.

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Le Front de Gauche : une ligne d’autonomie pour construire une alternative à gauche

Ces derniers jours les questions fusent de toute part : le Parti de Gauche veut-il rompre avec le Front de Gauche ? Il est pour le moins paradoxal que nous soyons interpellés sur ce sujet alors que dès l’origine nous nous sommes battus pour l’autonomie du FdG au premier tour des municipales. Redonner espoir à… Poursuivre la lecture Le Front de Gauche : une ligne d’autonomie pour construire une alternative à gauche

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Chili : premier bilan des élections

Quatre élections avaient lieu le même jour :
présidentielle
législatives
sénatoriales : moitié du sénat
régionales : pour la première fois les conseillers régionaux sont élus et non plus nommés

Rappel : au Chili le mandat présidentiel est de 4 ans non renouvelable consécutivement. Bachelet, présidente de 2006 à 2010 n’avait donc pu se représenter et c’est la droite avec Pineira qi avait gagné l’élection fin 2009. Le mandat de Bachelet avait été marqué par la non remise en cause de la constitution de Pinochet ni même d’aucun aspect du modèle ultralibéral du Chili. Confrontée à un mouvement lycéen mobilisé pour la gratuité de l’enseignement, elle avait d’abord réprimé avant de faire semblant de répondre aux revendications pour finalement ne rien faire. Elle est aussi responsable de la mort de plusieurs militants Mapuche, peuple du sud du Chili contre lequel elle n’avait pas hésité à utiliser la loi antiterroriste de Pinochet. Tout ceci explique le refus des milieux militants et d’une partie de la jeunesse scolarisée de voter Bachelet au 1er tour voir au second tant la défiance est grande après les promesses non tenues à l’époque.

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Elections au Chili : l’indécision après une campagne très peu politique

Ce dimanche auront lieu plusieurs élections au Chili : présidentielle, sénatoriale, député et conseillers régionaux. De la fin de la dictature de Pinochet jusqu’en 2009, la Concertacion, coalition allant de la Démocratie Chrétienne au PS en passant par plusieurs autres groupes politiques a dirigé la pays sans jamais remettre en cause le modèle néolibéral imposé par la dictature. Même sous la présidence de Michelle Bachelet de 2005 à 2009 dans le cadre de la Concertacion, peu de choses ont changé. A l’époque le vote était obligatoire. En conséquence les jeunes ne s’inscrivaient pas sur les listes électorales pour ne pas avoir à aller voter pour la Concertacion. La déception était immense, ce qui explique le retour de la droite pinochetiste avec Pinera en 2009

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