Oui, cent fois oui. Et pas seulement en période de crise économique. Malheureusement on ne peut pas dire que ce soit vraiment le cas à l’heure actuelle !
Élu ne doit pas devenir un métier. C’est un mandat confié par les électeurs pour représenter le peuple à un niveau donné des institutions afin d’agir au bénéfice de l’intérêt général et non de la somme des intérêts particuliers.
Accepter un mandat confié par les électeurs doit avoir comme contrepartie d’y consacrer du temps. Et pour que cela ne soit pas réservé à une minorité de privilégiés détenant du patrimoine ou exerçant une profession qui permet de travailler en parallèle ou encore à des permanents de parti politique, les élus doivent être rémunérés à la hauteur de la tâche à accomplir : ni trop, ni trop peu.
J’étais samedi aux « États généraux du
renouveau » organisés par Libération, le Nouvel Observateur ainsi
que divers clubs de gauche. J’étais invitée par la Fondation Copernic
pour intervenir dans un débat sur « La réforme, pourquoi, comment ? » aux
côtés de Pierre Moscovici (PS) et Alain Lipietz (Les Verts). J’en ai
profité pour aller écouter avant un débat intitulé « la démocratie au
péril de l’abstention ». La montée du sentiment « élus tous profiteurs »
m’a interpellée. S’il existe, c’est parce qu’il y a des abus, souvent
dans les plus hautes sphères du pouvoir, mais cette façon de mettre tous
les élus dans le même sac n’est pas juste.


