Mercredi 17 février, plus d’un millier de professionnels et d’usagers des établissements d’accueil collectif des jeunes enfants membres du collectif « Pas de bébé à la consigne » se sont rassemblés à Paris pour dénoncer la dégradation des conditions d’accueil des tout-petits en crèches et déposer une pétition aux services du Premier ministre.
J’ai interpelé Nadine Morano, secrétaire d’État chargée de la famille et de la solidarité sur la politique gouvernementale dans le domaine de la petite-enfance, en déposant aujourd’hui deux questions écrites (qui seront publiées au Journal officiel demain, 24 février) :
* une question interpellant la secrétaire d’État sur son projet de décret entérinant le manque de moyens et autorisant des surnombres de jeunes enfants jusqu’à 120% et la baisse de personnel encadrant qualifié.
* une autre question interpellant également la secrétaire d’État sur l’inclusion du secteur de la petite enfance dans la directive services « Bolkenstein », exposant les services d’accueil collectif de jeunes enfants aux règles draconiennes de la libre concurrence interdisant les subventions publiques, au détriment de la qualité d’accueil.
Jusqu’où ira la marchandisation des services, au nom des dogmes du libéralisme ?

